Tous les Français doivent participer à l'effort de guerre et toute l'économie de la nation est tournée vers la guerre. Dans les jardins des Tuileries et aux Invalides, les Parisiens se heurtent au régiment dit du Royal-Allemand du prince de Lambesc dont les soldats sont accusés d'avoir tué des manifestants[42]. À Angers, près de 2 000 femmes sont exécutées ; la répression s’abat aussi sur Saumur[193]. Cette constitution ne sera finalement jamais appliquée, car la Convention en ajourne l’application le 10 août 1793[155]. Résumé de la révolution de 1789 à 1799 La Révolution est la chute de l'Ancien Régime et la naissance de la France contemporaine. En 1774, au début du règne de Louis XVI, la France jouit d'une relative prospérité. La loi du 11 août 1789 accorde à tout propriétaire le droit de détruire et faire détruire toute espèce de gibier sur ses possessions, mettant fin au caractère régalien du droit de chasse[54]. Après s’être débarrassés des hébertistes, Robespierre et Saint-Just, sous la pression de Vadier et ses alliés du Comité de sûreté générale, épaulés par Collot d’Herbois et Billaud-Varenne, reprennent à leur compte le combat contre les Indulgents[223]. Pendant toute la durée du Directoire, l'instabilité politique est incessante. La prise de la Bastille s'explique d'abord par la volonté de trouver la poudre nécessaire aux milices bourgeoises des districts mais elle est immédiatement élevée au rang d'acte fondateur de la révolution populaire[45]. Dans : Frédéric Bluche éd., La Révolution française (pp. L'engagement de la Prusse précipite la reprise des opérations militaires et le 19 août, ayant fait leur jonction, les troupes ennemies pénètrent en France et font tomber les places fortes les unes après les autres[116]. Le 13 juin, trois curés répondent à l'appel. À chaque fois, le peuple des faubourgs s'est soulevé pour briser les tentatives des contre-révolutionnaires « qui voulaient […] Le politique étant considéré comme responsable du manque de grains[Note 2]. « RÉVOLUTION FRANÇAISE, en bref », Encyclopædia Universalis [en ligne], La société sous l'Ancien Régime repose sur l'existence de trois ordres hiérarchisés (le clergé, la noblesse, et le tiers état qui représente à lui seul 97 % de la population[9]) et d'une mosaïque de droits dont disposent les corps constitués (parlements, communauté, villes, universités, métiers)[10], ou qui peuvent différer d'une province à l'autre et sont des héritages de la société médiévale et des agrandissements successifs du Royaume. Lors de la séance royale du 23 juin 1789, Louis XVI, jusqu'alors silencieux[34], définit un programme de travail, proposant aux députés de réfléchir aux réformes concrètes dont il esquisse l'économie et ordonne aux députés de siéger en chambres séparées. Charlotte de Corday d'Armont, dite Charlotte Corday. Les offensives anglaises, russes et autrichiennes sont repoussées par les armées françaises dirigées par Brune et Masséna. Elle marque le début d’une période de grande instabilité institutionnelle en France et en Europe au cours de laquelle se succèdent trois monarchies constitutionnelles, deux éphémères républiques et deux empires, jusqu’à l’avènement définitif de la République au cours des années 1870. Le 1er septembre 1794, en effet, Marat entre au Panthéon ; il en sort cependant dès le 26 février suivant. Les historiens qualifient cette période de « terreur blanche Â». Un an après la prise de la Bastille, la fête de la Fédération donnée le 14 juillet 1790, au Champ-de-Mars, pour célébrer l’avènement de la cité nouvelle[59], restera la plus éclatante des fêtes révolutionnaires[60] et constitue le couronnement du mouvement des fédérations provinciales[61]. Mais, pour tous ces groupes, aucun relevé précis ne peut-être établi pour les définir avec clarté car aucun ne possède de lignes politiques limpides ; ils demeurent très instables[127]. Habilement, le 6 septembre, ils ont fait entrer au Comité de salut public deux membres importants des Cordeliers proches des sans-culottes, c’est-à-dire des « hébertistes Â» : Par le décret du 12 octobre 1793, Lyon est condamnée à la destruction : Collot d’Herbois et Fouché y font exécuter, début novembre 1793 et sur plusieurs mois, près de deux mille victimes. Elle ouvre la voie de la Grande Terreur. Elle met fin à la monarchie absolue, la remplace par la monarchie constitutionnelle, puis par la Première République. Tous pensent revenir dans les trois mois. Après la mort de Robespierre, le système gouvernemental mis en place s'effondre rapidement avec, dès le 11 thermidor, la décision de renouveler mensuellement, et par quart, les Comités de gouvernement. A cette époque, le pouvoir du roi est absolu. Les journées révolutionnaires des 31 mai et 2 juin 1793, avec l’arrestation des principaux chefs girondins, mettent fin à leur prépondérance politique. Quand il se décide enfin à réapparaître à la Convention, il brandit la menace d'une nouvelle épuration, y compris contre certains députés qu'il a la maladresse de ne pas nommer. À partir de 1797, l'État demande aux contribuables de payer les impôts en numéraire. Une autre panthéonisation révèle mieux encore la complexité des mois qui suivent le 9 thermidor. Après 1794, les tensions s'apaisent ; un régime de compromis, le Directoire, est mis en place dès l'année suivante, jusqu'à ce qu'un général qui s'est couvert de gloire à la tête des armées révolutionnaires, Bonaparte, le renverse en 1799. Bien que ce moment de communion nationale puisse laisser croire aux observateurs de l'époque que le roi a accepté les changements issus de la Révolution, en fait, il n'en est rien[64] ; Louis XVI, à son habitude, louvoie entre les différents courants. Avec la Première Coalition c’est toute l’Europe absolutiste qui s’est liguée contre la France[Note 30]. Alors que les députés de la noblesse et du haut clergé obéissent, les députés du tiers état et ceux du bas clergé restent immobiles.  : […] Par ailleurs, la multiplication des républiques sœurs inquiète les grandes puissances, Russie et Royaume-Uni en tête, qui craignent la contagion révolutionnaire et une trop forte domination de la France sur l'Europe. Si la plupart des manuels d'histoire et nombres d'historiens découpent la Révolution en quatre périodes — Constituante, Législative, Convention, Directoire â€” Michelet et l'historiographie marxiste en placent la fin à la chute de Robespierre. Le 1er mai 1789, les députés arrivent à Versailles. Lire la suite. Si à Bordeaux on ne compte, au début, qu’une centaine de victimes, en juin et juillet 1794, l’arrivée du jeune représentant en mission Jullien (de Paris) provoque un regain de répression qui en encouragera deux fois plus. Le roi Louis XVI se résout à convoquer les États généraux en mai 1789, et demande aux Français de s'exprimer en rédigeant des Cahiers de doléances. Face à cette résistance, le roi invite le 27 juin les trois ordres à débattre ensemble[36]. Le lendemain, 21 septembre, la Convention nationale tient officiellement sa première séance ; disposant provisoirement des pouvoirs législatif et exécutif celle-ci proclame d’emblée l'abolition de la royauté, l'avènement de la République en France et décide que la nouvelle constitution sera ratifiée au suffrage universel. Diane Ladjouzi, « Les journées des 4 et 5 septembre 1793 à Paris. Le tiers état réclame d'une part le doublement du nombre de ses députés afin qu'il corresponde à son poids réel dans les bailliages, ainsi que le principe du vote par tête où chaque élu dispose d'une voix. En luttant contre les factions des Ultra-révolutionnaires et des indulgents, le Comité de salut public poursuit son objectif de stabilisation de la Révolution[206]. Durant ces journées, elle réalise une autre révolution décisive : beaucoup de députés, effrayés par la tournure des événements, démissionnent ; l’Assemblée déclare qu’elle tient son mandat non pas des électeurs individuellement pour chaque député, mais collectivement de la Nation tout entière. Chaque membre se spécialise dans un domaine particulier, comme Carnot aux armées[156]. La relative unanimité des premiers temps de la Révolution laisse toutefois vite la place, dans le contexte des guerres menées contre les monarchies européennes, à de vives tensions entre les révolutionnaires d'un côté et, de l'autre, les partisans du roi et d'une Église divisée face aux principes de 1789. Après une vaine tentative de conciliation de Collot d’Herbois, sous l’impulsion de Robespierre, qui veut abattre la faction qu’il juge la plus dangereuse, le rapport de Saint-Just du 10 mars suivant à la Convention[221] conduit à l’arrestation des principaux chefs hébertistes Jacques-René Hébert, Momoro, Ronsin et Vincent dans la nuit du 23 au 24 ventôse an II. Sur le chemin, Launay est massacré. Agrégé de sciences politiques, auteur d’une thèse d’État ( Les Formes de l'utopie socialiste-communiste : essai sur le communisme critique et l ' utopie), il ensei […] Il est cinq heures de l'après-midi. Le lendemain, elle décrète qu’à partir de cette date tous les actes publics devront débuter de l’an I de la République[129] : c’est, pour la France, le début d'une ère nouvelle. Le pouvoir d'achat des salariés, payés en assignats, ne cessera de s'éroder[178]. La Convention, qui l'a mis immédiatement hors la loi, envoie les troupes qui prennent d'assaut le bâtiment. Pour des historiens comme Albert Soboul ou François Furet et Denis Richet, Jacques Roux s’activait avec désintéressement et sincérité à soulager la vie du petit peuple sans-culottes. Cette période de l'histoire de France a mis fin à l'Ancien Régime en remplaçant la monarchie absolue par une suite de régimes plus ou moins définis, dont la Première République un peu plus de trois ans après la prise de la Bastille. Crédits : MPI/ Hulton Royals Collection/ Getty Images. Le 16, ils sont dix. La mort de Marat, le 13 juillet, permet au journaliste Jacques-René Hébert de se présenter comme son héritier tout en reprenant à son compte le programme des enragés ; il se trouve ainsi en concurrence avec eux pour la succession politique de « l’Ami du peuple Â»[166]. Les députés s'attachent tout d'abord à la réforme municipale, rendue pressante par le désordre suscité dans l'administration par les troubles de l’été. Alors que les idées sur la science et les questions sociales évoluaient pendant les Lumières, de nombreuses personnes ont mis en doute la validité du "droit divin des rois" et de la domination d'un petit nombre de privilégiés sur les masses. Les officiers ecclésiastiques députés à la Constituante doivent prêter serment avant le 4 janvier 1791 ; on dénombre 99 jureurs sur les 250 députés concernés. On émet ainsi pour 400 millions d’assignats en titres de 1 000 livres : c’est le début d'une forte période d'inflation. La tradition avait sanctionné la pratique d'un vote par ordre qui met le tiers en minorité. Cette levée doit se faire par tirage au sort, ce qui provoque une vaste protestation[Note 28] spontanée, dans tout le pays[140], et particulièrement au sein de la paysannerie en Alsace, en Bretagne, dans tout le Massif central et les Pyrénées. Mis en jugement le 2 avril (13 germinal) suivant, ils sont mis dans le même sac que des affairistes accusés de spéculation puis sont condamnés à mort[Note 64] et guillotinés le 5 avril suivant (16 germinal), après un procès tout aussi truqué[Note 65] que celui des hébertistes. Pascal Perrineau, Dominique Reynié, Sandrine Lefranc (collectif). La Constitution de l'an I cherche à établir une véritable souveraineté populaire grâce à des élections fréquentes au suffrage universel, la possibilité pour les citoyens d'intervenir dans le processus législatif et reconnaît le droit à l’insurrection[Note 35] (ce qui légitime après coup les journées du 10 août et du 2 juin)[154]. Le peuple cependant croit toujours à la monarchie et s'est écrié « Vive le Roy ! Le 4 brumaire de l'an IV, la Convention laisse la place au Directoire. Les Vainqueurs de la Bastille se dirigent ensuite vers l'Hôtel de Ville avec leurs prisonniers. Par la loi du 22 décembre 1789, l’Assemblée crée les départements, circonscriptions à la fois administratives, judiciaires et fiscales. Jean-Baptiste Carrier est ainsi guillotiné le 26 décembre. Ils quadrillent le pays avec le soutien des frères de Louis XVI et de puissances étrangères. Le 21 juillet 1789, à la nouvelle de la prise de la Bastille, le peuple strasbourgeois se précipite à l'hôtel de ville qu'il saccage entièrement. : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article. C'est le cas de l'influent ouvrage d'Edmund Burke, En particulier dans les travaux qui ont interrogé la question de la violence révolutionnaire. Le but du groupe Cordeliers est de se servir du mécontentement du peuple pour éliminer l’équipe dirigeante qui conduit l’Assemblée et les Comités. Si les journées des 4 et 5 septembre 1793 sont une victoire des organisations populaires les plus combattives, elles sont aussi — non sans ambiguïtés â€” un succès des instances dirigeantes qui ont contourné les demandes des groupes radicaux à l’Assemblée tout en poussant les plus extrémistes dans l’illégalité[181],[182] : leur autorité en sort renforcée mais ils ont dû se renouveler (13 septembre) et admettre des représentants des sans-culottes[Note 49] ; les Enragés évincés, les violences contre l’organisation révolutionnaire du Comité de salut public ont pris fin. Le roi est toujours là . Partout les Français propagent leur idéal révolutionnaire et on commence à parler des frontières naturelles ; mais ce sont surtout les rapports de force militaire et diplomatique qui se trouvent modifiés[128]. Surtout, conformément aux décrets parus entre 1790 et 1792, les circonscriptions paroissiales sont remaniées et un très grand nombre supprimées, ce qui déclenche un flot de protestations. Avec la disparition des enragés, Hébert et les cordeliers se retrouvent au premier plan des républicains « exagérés Â» et profitent de la situation sociale pour demander des mesures toujours plus extrêmes[Note 58],[206]. L'année 1789 a. Après le 2 juin et l’arrestation des principaux chefs girondins, les montagnards peuvent gouverner mais doivent tenir compte des sans-culottes[Note 39] et de leurs représentants[162] extrémistes, dont ils ont eu besoin pour vaincre leurs adversaires girondins, mais à qui ils ne comptent pas céder le pouvoir[163], ni accéder à leurs revendications. C'est à ce moment que s'esquisse la confrontation entre girondins et montagnards. Les contradictions internes du modèle vont ouvrir la voie à la Révolution[18]. Son discours met en garde contre tout esprit d'innovation ; celui de Necker n'aborde que les questions financières. Pourtant, au printemps suivant, le renforcement du gouvernement, l’affaiblissement des factions rivales ainsi que l’entente entre les deux comités a modifié la situation et lui permet d’agir d’autant que les ultras, qui recommencent à s’agiter, en fournissent l’occasion. Bien qu'elle soit dépourvue de toute autorité législative, la réunion des états généraux a suscité de grands espoirs parmi la population française[26]. La situation économique contribue aussi à détourner les Français du régime. La Révolution française désigne une période de bouleversements sociaux et politiques de grande envergure en France, dans ses colonies et en Europe à la fin du XVIII siècle. L'année 1793 constitue l'apogée de ces tensions, avec la condamnation à mort de Louis XVI, accusé de traîtrise à la suite de sa tentative de fuite pour l'étranger, et l'établissement de la Terreur par le Comité de salut public. Alors qu’à cette période Louis XVI possède d'importantes prérogatives constitutionnelles, que le système monarchique n’est pas contesté[68] et que la figure royale n'est encore que peu attaquée[69], la tentative de fuite du roi, les 20 et 21 juin 1791, est une date clé de la Révolution[70] : elle rompt les liens symboliques unissant le roi à la nation[71], précipite la désacralisation de la personne royale[72] et le renversement de l'opinion à son égard[73] et relance enfin la crainte du complot intérieur préparant l'invasion, provoquant une série de lois d'urgence qui préfigurent la Terreur[74]. Ils provoquent une scission, la première, au sein des révolutionnaires dès le 16 juillet 1791 : une pétition réclamant la mise en accusation du roi et l’organisation d'un nouveau pouvoir exécutif[Note 8], initiée par Pétion et Laclos au club des Cordeliers, reçoit le soutien d'une partie — réduite â€” du Club des jacobins et provoque en revanche, le départ d'une majorité de membres, qui fondent le Club des feuillants dont ils prendront le nom[76]. L’Assemblée reprend alors immédiatement sa marche en avant. Désormais, le roi et l’Assemblée nationale siègent à Paris, surveillés par la Garde nationale et menacés par l’émeute. Réclamés par les groupes les plus radicaux, c’est aussi le début des grands procès devant le. S’inspirant des principes des Lumières, elle est une condamnation sans appel de la monarchie absolue et de la société d'ordres et proclame en principe la démocratie juridique et sociale. Le 19 juin, le clergé, qui compte une minorité de curés sensibles aux problèmes des paysans, décide de se joindre aux députés du tiers état pour la vérification des pouvoirs. Robespierre et ses proches n’acceptent plus l’anarchie vers laquelle tend le mouvement sans-culottes de Paris. Principal organe de gouvernement, le Comité de salut public est créé le 6 avril 1793 en remplacement du Comité de défense générale ; il est composé de neuf membres élus, issus de l’Assemblée, parmi lesquels figurent Danton et Barère. Danton, qui a refusé de fuir (« On n’emporte pas la patrie à la semelle de ses souliers ! Mais, dès le 26, des ordres de marche sont délivrés à six régiments et une troupe d'environ 20 000 hommes[39] — une « véritable petite armée Â» â€” est appelée aux abords de la capitale afin de maintenir l'ordre à Paris et à Versailles[40]. Procédure criminelle instruite au Châtelet de Paris sur la dénonciation des faits arrivés à Versailles dans la journée du 6 octobre 1789, 1790, Archives nationales. À cette période, la Convention est dominée par les girondins car la plupart des élus du Centre leur sont favorables ; ils sont ainsi majoritaires au conseil exécutif[131]. Châteaux et abbayes sont pris d'assaut par les paysans, notamment dans le Sundgau. Résumé du dossier ... Mouvement d'opposition à la Révolution française, visant à détruire l'œuvre de cette... Convention nationale. Dès lors, afin d’attirer à lui la sans-culotterie parisienne, il lutte pour évincer l'ancien prêtre, Jacques Roux, le chef des enragés, qu’il accable et dénonce aux Jacobins comme responsable des mesures de violences du 31 mai[167]. consulté le 14 décembre 2020. This is a reproduction of a book published before 1923. Ce bouleversement ne représente pas seulement la pointe des mouvements révolutionnaires qui se produi […] Marc Bouloiseau. C'est ce que l'historiographie française a retenu sous le nom d'« imputation au politique Â» des fluctuations économiques. Ainsi le régicide va devenir une preuve de la sincérité républicaine[137]. 1) 1789, la fin de l’anien régime A) La réation de l’Assemlée Nationale Le 5 mai 1789, dans la salle des menus plaisirs du château de Versailles, le roi Louis XVI ouvre les Etats Généraux du royaume. Si, en décembre 1793, la situation militaire a commencé à s’améliorer, celle des sans-culottes n’a guère progressé et le mécontentement populaire demeure. Mais ces mesures ne suffisent pas à calmer l’agitation sans-culottes et Jacques-René Hébert a beau jeu de dénoncer la faction des « endormeurs Â» de la Convention, ceux qui veulent mettre sur un même pied les « vrais patriotes Â» et les indulgents[217], « qui veulent détruire les échafauds parce qu’ils craignent d’y monter Â». La même année, les assignats, qui deviendront une forme de papier-monnaie, sont introduits. L'entrée en guerre de la Prusse aux côtés de l'Autriche est décidée par le roi Frédéric-Guillaume II contre l'avis de son oncle le prince Henri ; ce dernier avait personnellement discuté des propositions de réforme avec Necker pendant l'hiver 1788/1789 à Paris et était un sympathisant de la révolution constitutionnelle, tout comme Philippe Égalité[115]. Contenu à Paris, le mouvement balaiera le pays pendant des mois encore. La définition d'ennemi de la Révolution est élargie et devient floue[235]. Les recherches menées par Jacques Godechot - admises par de nombreux historiens - ont démontré que le suffrage censitaire, même s’il resserre le corps électoral, s’est montré loin d’être restrictif et démobilisateur. C’est du coup trois à quatre millions de « passifs Â» qui obtiennent la citoyenneté, pourtant seulement 700 000votants sur 7 millions que comptait le corps électoral se rend aux urnes ; chiffre proche de ceux de la monarchie censitaire, mais pour la première fois le petit peuple s’y manifeste. Avant de se séparer, le 20 septembre 1792, l’Assemblée législative décide de laïciser l'état civil, qui devra désormais être tenu par les communes, d’autoriser le divorce et décrète le renouvellement complet de la Commune insurrectionnelle de Paris. Il est lui aussi lynché et sa tête promenée au bout d’une pique avec celle de Launay. En l’espace d’une décennie (1789-1799), elle change totalement le paysage social, politique et économique du pays.

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