Besoin d'un professeur d'Histoire ? Et le tiers-monde, du coup, s’organisait et se théorisait. C'est en 1973 seulement que Mao Zedong affirme que la Chine appartient au tiers-monde. Ceux-là mêmes qui se plaignent de payer trop d’impôts exigent aussi l’amélioration des services publics... Résultant de tendances toujours plus prononcées, trois contraintes structurelles majeures pèsent donc sur la capacité des capitalistes à accumuler des capitaux. C’est dire qu’en 1955, déjà, on différenciait Pékin et Moscou. Telle est la promesse de l’idéologie libérale, qui, depuis cent cinquante ans, domine. ». Le bas, au moment où la mondialisation libérale a commencé, c’était le tiers-monde. Cet essor et ce déclin s’inscrivent-ils dans le cycle éternel des modes passagères ? Qu’a-t-il été jusqu’à présent dans l’ordre politique ? L'usage du singulier ou du pluriel n'est pas non plus indifférent : y a-t-il un tiers-monde ou des tiers-mondes, comme il y a des pays en voie de développement ? Les firmes tenues pour responsables des déchets, ou bien les citoyens ? Dans le tiers-monde, ce phénomène, qui n'a jamais eu d'équivalent (la croissance démographique annuelle n'a pas dépassé 1 % par an dans l'Europe du xixe s.), est à la fois signe et cause de sous-développement : il est signe car il traduit des attitudes à l'égard de la vie quotidienne, des relations personnelles et sociales, de l'investissement dans l'éducation ou encore de la sécurité sociale ; il est cause dans la mesure où il provoque des tensions supplémentaires dans des économies peu productives où la proportion d'inactifs s'est brutalement accrue, tant par l'accroissement du nombre des personnes âgées que par le nombre croissant d’enfants, deux conséquences des progrès « importés » de la médecine de masse. ↑ Sophie Bessis, « Les nouveaux enjeux et les nouveaux acteurs des débats internationaux dans les années 90 », dans Tiers-Monde, 151, Paris, 1997, p. 659-675, part. Un peu partout, ceux qui voyaient autrefois en l’Etat une puissance transformatrice manifestent maintenant un profond scepticisme quant à sa capacité à promouvoir le changement, voire à assurer l’ordre social. Martin Khor, Directeur du Réseau Tiers-Monde...: Martin Khor, Director of the Third World Network...: Alors que ce pays faisait autrefois figure de modèle pour le Tiers-Monde, c'est aujourd'hui tout le contraire. Au début, ni Washington ni Moscou n’accordèrent la moindre attention au tiers-monde et à ses revendications. et subst. Pourtant, il fut une époque, pas si lointaine, où elle faisait fortune. Si la croissance démographique aggrave la pauvreté, elle n'en est pas la cause unique ; celle-ci est bien aujourd'hui dans la recherche du profit à l'échelle mondiale, dont, fût-ce à un moindre degré, pâtissent même les pays industrialisés, victimes des délocalisations vers des pays où la main-d'œuvre est moins chère. Mais il a aussi subi un net déclin économique. Certes, ici et là, des contre-offensives politiques montées par les groupes capitalistes peuvent leur infliger des revers. Qui inviter ? Mais l'approche d’Alfred Sauvy, combinant aspects politiques, économiques, sociaux et culturels, a souvent été détournée dans un sens plus strictement politique et idéologique, avec notamment une assimilation entre « pays du tiers-monde » et « pays non alignés », puis par la déviance progressive de cette dernière notion. A cette occasion, je vais en profiter pour vous parler du Tiers Monde soutenu par l’ONU. Première thématique : géopolitique. L’évolution du Tiers-monde A. Nous abordons un de ces rares moments de l’histoire où le libre-arbitre peut réellement entrer en jeu. Si, nous l’avons vu, l’équilibre du système-monde capitaliste n’est jamais rétabli tout à fait, c’est parce que les contre-mouvements impliquent la modification de paramètres qui sous-tendent le système. Rejetant ces positions exclusivement politiques et idéologiques, le « mouvement » tiers-mondiste met en exergue la pauvreté et les atteintes aux libertés – tant dans les dictatures proaméricaines que dans le monde communiste – et cherche une « troisième voie » pour les pays dits sous-développés. Au lendemain de la seconde guerre mondiale, les anciennes colonies s'organisaient en « tiers-monde ». En 1950, ses habitants étaient 68% de la population mondiale, ils seront 87% en 2025, en raison d’un plus grand taux de natalité et de la diminution … Le nombre important des pays pauvres s'expliquait par leur retard dans un processus mondial de développement dont les États-Unis ouvraient la voie, l'aboutissement étant une société d'abondance, politiquement et économiquement libérale. La notion de tiers-monde, devenue plurielle, retrouverait alors une redoutable actualité. Qui les assumera ? Réalité sur laquelle les pays riches, réunis à Okinawa, viennent à nouveau de verser des larmes de crocodile. Aujourd’hui, l’expression du tiers-monde est considérée comme péjorative et cela s’explique en particulier par l’évolution qu’a suivie le Tiers-monde. Bien sûr, tant que les mouvements communistes, sociaux-démocrates ou de libération nationale se battaient contre des régimes dictatoriaux, coloniaux ou simplement conservateurs, ils ne prônaient pas la patience, bien au contraire. ; l'exode rural a sévi partout, à des degrés divers (plus tôt et de manière plus importante en Amérique latine, plus tardivement en Afrique et à un moindre degré en Asie) ; le niveau sanitaire a souvent progressé, et la situation alimentaire, grâce à l'intensification de l'agriculture, s'est améliorée dans certains pays. Le dirigisme économique est passé de mode. La proximité de l'Europe, qui devrait être un atout, s'affirme, au contraire, comme un handicap : entre la copie des modèles européens, l'attente de solutions extérieures, et leur détournement au nom de l'authenticité africaine, la juste mesure reste pour l'heure introuvable. L'entrée officielle de la Chine dans le débat est tardive. On a aujourd’hui des pays dit « émergents » comme la Chine, l’Inde, le Brésil qui sont des Etats anciennement du Tiers-monde, mais qui ont réussi peu à peu à se développer. Si cette entité revêt aujourd'hui une pertinence, quel diagnostic peut-on faire des économies concernées ? p. 666 ().Voir aussi John M. Hobson 2004 en bibliogr. Considérant que seul leur modèle peut résorber les problèmes de développement, ils ne jugent pas nécessaire d'analyser la spécificité des pays dits sous-développés. Désireux de créer une force interétatique, ils ne s’adressèrent qu’à des Etats indépendants. Les Etats-Unis concédaient l’indépendance aux Philippines dès 1946, mais la France n’entendait pas suivre leur exemple en Indochine, pas plus que les Pays-Bas aux Indes néerlandaises — d’où des gu… L'expression « tiers monde » apparait, comme une formule, dans la chute d'une chronique de l'économiste et démographe français Alfred Sauvy en 1952, en référence au tiers état (de l'abbé Sieyès) français sous l'Ancien Régime. Pourquoi ? L'expression « tiers-monde » a été créée par le démographe français Alfred Sauvy dans un article publié le 14 août 1952 par l'hebdomadaire l'Observateur (ancêtre du Nouvel Observateur), à la dernière phrase d'une chronique intitulée « Trois mondes, une planète ». Pour eux, la colonisation, qui avait nui à l'investissement et à l'évolution sociale, constituait le principal facteur du retard en matière de développement ; ils pensaient que le protectionnisme des métropoles avait exclu les colonies de l'évolution économique mondiale. Devenues désormais quasi universelles, ces dernières n’empêchent pas le niveau d’exigence sociale d’augmenter régulièrement dans chaque pays. En 1956, dans un ouvrage publié en collaboration avec Georges Balandier, Alfred Sauvy explicite le terme « tiers-monde », dans une volonté de préciser, voire d'infléchir sensiblement le concept de « sous-développement », né quelques années plus tôt aux États-Unis. Rappelons l’abandon après 1946 des communistes grecs en pleine guerre civile ou les conseils de prudence prodigués aux communistes chinois leur suggérant de conclure un arrangement avec Tchang Kaï-chek — Mao n’en tint aucun compte. En outre, socialement déracinés et politiquement désorientés, ils ne sont pas en mesure de défendre leurs intérêts. masc. Nul ne le sait. Vingt-sept ans plus tard, en pleine mondialisation néolibérale, on se frotte les yeux en se demandant comment la roue a pu tourner à ce point. Dans un lieu géographique donné, les travailleurs chercheront à mettre en place une organisation et une action de type syndical leur permettant de mieux négocier avec les employeurs. Une décision collective de dépollution peut répondre au problème, l’instance qui entreprend le nettoyage — souvent l’Etat — en supportant alors les frais. Les progrès des techniques de production et de l'organisation des rapports sociaux sont-ils liés de telle façon que le développement suppose une réduction des civilisations à un dénominateur commun ? Bref, externalisés, les coûts demeurent bien réels, même s’ils sont difficiles à évaluer. Mais d’un autre côté,  on a des pays qu’on appelle les PMA : pays les moins avancés. Aujourd’hui j’ai donc assisté au discours de Julius Nyerere président de la Tanzanie à la tribune de l’ONU. En même temps, ils dénonçaient la « collusion soviétique » avec cette hégémonie. et subst. Faut-il alors considérer qu'il n'existe pas d'unité du tiers-monde et que chaque pays est un cas spécifique qu'il faut traiter empiriquement, au risque de renoncer à une analyse globale du sous-développement ? Bakchich pour amadouer les « classes dangereuses », donc pour contenir la lutte des classes, la satisfaction de ces revendications populaires — que nous appelons « démocratisation » — n’en constitue pas moins une tendance lourde des derniers siècles. En 1973, le relèvement du prix du pétrole va marquer leur apogée. L'expression « pays du tiers-monde » a été créée en 1952 par Alfred Sauvy, un démographe français. Les agricultures pluviales des pays tropicaux font appel à des techniques particulières que la prééminence économique et technique des pays tempérés a fait négliger. À ceux qui pensent que la colonisation doit être mise en cause, on peut rétorquer que l'Éthiopie, qui l'a pratiquement ignorée, est le pays le plus pauvre de l'Afrique sub-saharienne. Encore dix ans, on sera définitivement dans le tiers-monde et les Chicanos émigreront à Haïti plutôt qu’en Californie… L'Amérique latine, la plus métissée des grandes régions du tiers-monde, la plus proche des pays riches quant à l'origine du peuplement (langues, usages sociaux, religions…), recherche aujourd'hui au moins autant sa voie dans le retour à ses spécificités, dans son passé précolombien, que dans l'utopie révolutionnaire importée qui lui permettait de se dresser contre les États-Unis. Tiers-mondiste, adj. Pour l'Union soviétique, l'impérialisme, instrument politique du capitalisme, est la seule cause du sous-développement ; c’est pourquoi l’URSS ne se donne pas pour mission d'apporter une aide économique, mais opte pour un appui politique et militaire. Seconde conséquence : un Etat en perte de légitimité ne peut plus dompter les « classes dangereuses », et donc remplir sa fonction de garantie des quasi-monopoles dont les capitalistes ont besoin. On ne peut, par crainte du déterminisme physique, passer totalement sous silence le fait que les pays du tiers-monde se situent pratiquement tous dans la zone intertropicale ou dans des zones arides, tandis que les pays industriels développés sont localisés dans des zones de climats océaniques ou continentaux, à moyenne ou haute latitude. De fait, ces temps-ci, les hérauts des multinationales, au sein de la Banque mondiale par exemple, donnent souvent l’impression d’être plus attentifs aux soucis du tiers-monde que ces anciens gauchistes devenus militants des « ingérences » moralisatrices. À partir des années 70, l'appellation du Tiers-Monde ne sera plus utilisée, lui préférant l'expression de Pays en développement ou les Suds. La fin de la seconde guerre mondiale marquait la défaite du fascisme, le triomphe de l’alliance entre Occidentaux et Soviétiques. Mais cette attitude devint vite intenable : la réalité du tiers-monde s’imposait. «Tiers-monde » : l’expression semble vieux jeu. Néanmoins, les plus grands progrès des agricultures du tiers-monde sont liés à l'utilisation de plantes également cultivées dans les pays développés (maïs, riz, blé) et de techniques qui y sont fort bien connues, à commencer par l'irrigation. Il doit choisir entre plusieurs voies menant à une nouvelle structure, avec un nouvel équilibre, de nouveaux rythmes cycliques et de nouvelles tendances lourdes (trends). Pour les pays d’accueil, il s’agit d’un développement « de seconde main ». Les uns comme les autres s’inspiraient d’une stratégie en deux étapes remontant à la fin du XIXe siècle : d’abord accéder au pouvoir étatique, puis transformer le monde. S’ouvrait ainsi l’ère de la « décolonisation ». Personne n’imagine plus que la Libye puisse acheter les Etats-Unis. Si cela ne signifie pas que leur milieu écologique confère irrémédiablement la pauvreté aux pays tropicaux, il est plus que probable que leur développement agricole suppose des techniques spécifiques que les pays industriels n'avaient pas de motif pressant de rechercher. Or cette voiture, nous l’avons vu, subit trois contraintes, qui peuvent être assimilées à autant de dommages à sa carrosserie ou à ses roues. Le tiers-mondisme développe une critique globale du monde développé. Somme toute, leur position était comparable à celle des Anglais à la fin du xixe s. : Londres était défavorable à une colonisation politique de l'Afrique et ne s'y risqua que contrainte et forcée par l'impérialisme de puissances comme l'Allemagne et la France. (4) Le tiers Monde et la gauche, Seuil, Paris, 1979. Sauf que, si le conducteur accélère, il pourrait bien verser dans le fossé. Nous avons voulu indiquer ici comment ces succès ont, à la longue, limité structurellement l’accumulation dont il était censé garantir la pérennité. Mais, sur la longue durée, la tendance à la « démocratisation » des instances politiques, caractéristique de toute l’histoire du système-monde moderne, a accru le pouvoir politique des classes laborieuses dans presque tous les pays. Les retrouvailles de la Chine avec le capitalisme, l'effondrement du bloc soviétique, comme l'échec des socialismes utopiques « nationaux », ont créé un monopole idéologique : le modèle du libéralisme économique paraît contrôler le système mondial, les grands organismes internationaux (Banque mondiale et Fonds monétaire international) s'efforcent de faire appliquer partout les mêmes recettes fondées sur une stricte orthodoxie financière et sur l'ouverture au marché mondial, dans le cadre duquel chaque pays concerné devrait se spécialiser en fonction de ses « avantages comparatifs ». Son origine afro-asiatique excluait les pays latino-américains, encore « chasse gardée » des États-Unis. Or, ce terme semble trouver une résonnance particulière aujourd’hui, dans un contexte marqué par une mobilité accrue, une transformation digitale des pratiques de travail et une recomposition … Les Etats-Unis concédaient l’indépendance aux Philippines dès 1946, mais la France n’entendait pas suivre leur exemple en Indochine, pas plus que les Pays-Bas aux Indes néerlandaises — d’où des guerres que les métropoles allaient perdre. Elle porte notamment sur l’éducation, la santé et la garantie d’un revenu tout au long de la vie, en particulier en ce qui concerne les assurances chômage et vieillesse. Mais, si l’allègement de la fiscalité constitue un thème populaire, ce n’est pas le cas des réductions de prestations sociales. Les capitalistes n’auront plus alors d’autre choix que de rester sur place et d’accepter la lutte des classes. Et, le système-monde étant resté capitaliste, les régimes situés en dehors du centre se sont retrouvés structurellement incapables de « rattraper » les pays riches. Il survit à la lisière du système-monde, plus polarisé que jamais, où les écarts de revenus et de conditions de vie ont atteint un niveau inégalé dans l’histoire de l’humanité. Le tiers-monde est un terme aujourd'hui dépassé (même si le mot est souvent utilisé, il est préférable d'utiliser l'expression les pays du Sud, appelés ainsi car ces pays du tiers-monde sont surtout situés dans l'hémisphère Sud). (2) Le Tiers du monde, sous-développement et développement, PUF, Paris, 1956. Voilà une preuve concrète de l’hypothèse schumpétérienne. Le tiers monde existe-t-il encore ? S'il était déjà alors peu aisé de les retrouver dans l'ensemble des pays du tiers-monde, cette tentative serait aujourd'hui vaine : les différences de produit national brut (PNB) par habitant se sont creusées par l'enrichissement des pays pétroliers, peu peuplés, et l'émergence des nouveaux pays industriels (N.P.I.) Le monde reprenait haleine. Reprenons notre exemple. Courtisées par les deux Grands, elles entendaient échapper à la logique des blocs. Il est pratiquement certain que le véhicule, au lieu de ralentir, ira de plus en plus vite, alors même que les virages se feront de plus en plus fréquents. La première phase achevée, le temps venait de juger la seconde à ses résultats. Elle faisait enfin — et surtout — référence à la Révolution française et au fameux texte de Sieyès : « Qu’est-ce que le Tiers Etat ? D’où une crise, qu’aggrave la perte de légitimité des structures étatiques. Il faut se souvenir des débats politiques de l’après-guerre. Son mérite fut de rappeler l’existence d’une zone immense de la planète pour laquelle la question primordiale n’était pas sur quel camp s’aligner, mais quelle serait, à son égard, l’attitude des Etats-Unis et de l’Union soviétique. Si les nouveaux immigrants d’origine rurale, arrivant pour la première fois sur le marché du travail, ont toujours constitué le principal réservoir de main-d’œuvre à bas prix, c’est qu’ils acceptent des salaires inférieurs aux normes mondiales. Washington, le 14 avril — L’ancienne notion de « tiers-monde » n’a plus cours dans la nouvelle économie mondiale multipolaire. À l'origine, le vocable «pays non alignés», qui avait un sens politique, devait s'appliquer à tous les pays qui ne se rattachaient ni au bloc atlantique ni au bloc soviétique, à l'image de la Yougoslavie (qui avait rompu en 1948 avec l'URSS), voire, quelques années plus tard, de la Chine. La relation entre sous-développement et croissance démographique, entre prospérité, limitation des naissances et vieillissement, serait-elle beaucoup moins générale qu'on a bien voulu le penser ? II. Ainsi, depuis 1945, l’économie-monde est passée par un cycle de Kondratiev (5) typique. Pour le leader du « monde libre », la pauvreté qui régnait dans le monde favorisait en effet la pénétration soviétique ; tenter de la juguler revenait à lutter contre le communisme. Nous nous trouvons à un carrefour où il importe d’unifier connaissances, imagination et praxis si nous ne voulons pas constater, d’ici un siècle, que plus ça change plus c’est la même chose. Publié aujourd’hui à 07h59, mis à jour à 09h23 Le Monde avec AFP Aux Etats-Unis, avec le plan de relance dans l’impasse, le Congrès évite pour l’instant un « shutdown » Mais le cadre nouveau qui l’a remplacé a clarifié les vraies questions : l’incroyable polarisation de l’économie-monde capitaliste et sa crise structurelle, qui nous placent, l’une et l’autre, devant des choix historiques. Les changements géopolitiques dans les pays de l'Europe de l'Est et l'hétérogénéité croissante des pays sous-développés permettent-ils encore d'évoquer un «Tiers Monde » ? Les Etats représentent en effet une composante essentielle de la capacité d’accumulation capitaliste : ils rendent possible la constitution de quasi-monopoles, seules sources de profits significatifs. Ils n’en fut rien : dans le monde entier, ces mouvements déçurent les espoirs placés en eux. D’où un désinvestissement massif à l’égard des structures étatiques. Plus précisément, il est lié au poids politique des groupes antagonistes — ce qu’on appelle la lutte des classes. Le système capitaliste peut être comparé à une voiture au moteur intact qui descendrait la côte de Kondratiev. Jacques Julliard y présentait le « tiers-mondisme » comme « ersatz d’une eschatologie socialiste aujourd’hui ruinée ». utilisée dans les pays du tiers-monde, faute de pouvoir disposer d’un IDH fiable. Mais ce choix ne peut pas s’effectuer à l’avance, car il dépend d’un nombre infini de facteurs échappant partiellement aux contraintes du système. Ne s'agirait-il pas seulement d'une « théorie », confirmée par des exemples asiatiques, voire latino-américains, mais dont la valeur universelle n'est pas prouvée ? Les Nord-Américains ne négligeaient pas les causes politiques du sous-développement.

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